Ce mercredi, le comité référendaire NON au 50 km/h imposé a déposé son référendum contre la loi 13204, muni de 5456 signatures. Cette loi, qui vise à interdire des vitesses inférieures à 50km/h sur les axes dits structurants, est passéiste et fait fi des enjeux de protection des riverains sur les plans de la sécurité et de la santé ainsi que de leur qualité de vie.
Alors que plus de 120'000 personnes à Genève souffrent du bruit routier, que la Ville de Genève est la plus bruyante du pays et que l’évolution de la sécurité routière en Suisse est sur une pente inquiétante en comparaison européenne, la majorité de droite du Grand Conseil a voté une loi interdisant les réductions de vitesse sur les axes structurants en zone urbaine.
Une large coalition regroupant associations de quartier et/ou actives dans les domaines de la mobilité et de l’environnement ainsi que plusieurs partis politiques s’est constituée pour récolter les signatures nécessaires au dépôt d’un référendum.
Au-delà des innombrables années de vie en bonne santé perdues chaque année à cause du bruit routier et des maladies liées, la limitation de vitesse permet également de réduire drastiquement l’impact des collisions lors d’accidents. A 50km/h, le choc sera mortel dans 70% des cas pour le ou la piéton·ne. A 30 km/h, on descend à seulement 10% de risques de mourir.
L’imposition du 50 km/h, au-delà d’aller à l’encontre des recommandations du Bureau de prévention des accidents, empêchera également des mesures simples pour favoriser la mobilité des plus fragiles, notamment des enfants et des seniors ainsi que la sécurisation des abords des écoles et des EMS.
Cette loi accroît de surcroît les inégalités d’exposition au bruit routier excessif et aux collisions mortelles. Alors qu’elle sacrifie la santé des habitant·es des zones densément peuplées en faveur du trafic motorisé, le même article de loi continuera à indiquer que, dans les centres des villages, le 30 km/h est à favoriser sur les mêmes axes.
Avec ce référendum déposé, la limitation de vitesse du trafic automobile pourra faire l’objet d’un débat public bienvenu sur ce sujet d’importance. Nous nous réjouissons que la population puisse s’exprimer et de faire campagne en faveur de la santé et la sécurité pour toutes et tous!
